• japon unité 731

    Créée par mandat impérial, l'Unité 731 (731 部隊, Nana-san-ichi butai ) était une unité militaire de recherche bactériologique de l'Armée impériale japonaise. Officiellement, cette unité, créée en 1925 et dirigée par Shirō Ishii se consacrait « à la prévention des épidémies et la purification de l'eau », mais elle effectuait en réalité des expérimentations sur des cobayes humains comme des vivisections sans anesthésie ou des recherches sur diverses maladies comme la peste, le typhus et le choléra en vue de les utiliser comme armes bactériologiques. Elle est aujourd'hui reconnue comme responsable de crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

    En 1981, son existence est rendue publique par la publication d'un rapport scientifique suivi d'un best-seller intitulé Akuma no hōshoku (悪魔の飽食 , « la goinfrerie du Diable ») écrit par Seiichi Morimura (en).

    En juillet 1989, des os humains sont découverts lors de fouilles près de l'Institut national des maladies infectieuses (国立感染症研究所, Kokuritsu kansenshō kenkyūjo ), à proximité du parc Toyama (戸山公園, Toyama kōen ) dans l'arrondissement de Shinjuku à Tokyo, sur le site de l'ancienne Institut qui servait d'école médicale pour l'armée impériale durant la guerre. Ces os sont alors soupçonnés d'être les restes de victimes chinoises, liées à l'unité 731. En 1992, l'anthropologiste Hajime Sakura étudie ces restes à la demande des autorités locales, et conclut qu'ils appartiennent à plus de 62 personnes, la plupart d'origine mongoloïde, et présentent des traces d'opérations chirurgicales, notamment du cerveau.

    Suite à la décision en 1993 de la mairie d'arrondissement de bruler ces restes sans rechercher leur identité, des groupes de citoyens portent plainte, arguant que cette décision viole les conventions de Genève ; la mairie gagne ce procès en 2000. Cependant le ministère japonais de la Santé et des Affaires sociales mène entre temps son enquête sur près de 400 officiers liés à l'école médicale, et conclut qu'aucune preuve ne permet de lier ces restes à l'unité 731. Les restes sont cependant conservés pour d'éventuelles nouvelles recherches. À partir de 2004, un groupe de résidents locaux et de savants demandent à ce que soient pratiqués des examens complémentaires : analyse ADN et superposition d'images à partir de photos de prisonniers de guerre de l'unité 731, sans succès.

    En 1997 et 1999, 180 Chinois et Coréens demandent réparation à la justice japonaise : dix millions de yens par personne et des excuses du Gouvernement. Le 27 août 2002, un tribunal japonais reconnait l'existence de cette unité et leur activité, mais dédouane le gouvernement de futures compensations, les traités internationaux ayant déjà réglé les questions de réparations d'après-guerre. Ce jugement est confirmé en 2005 par la Haute Cour. Le Japon a également implicitement reconnu l'utilisation d'armes chimiques lors de la guerre, en participant au démantèlement d'anciens stocks de bombes toujours enfouis en Chine, notamment à Guangzhou. Certaines de ces bombes étaient fabriquées par l'unité 731. À la suite de cette déclaration, l'État japonais finance et contribue à des opérations de déminage des sites de stockage de Mandchourie, le plus important étant resté soixante ans durant en plein air dans la région de Harbin, éloigné de l'ancien complexe industriel de production.

    En 2006, le médecin militaire de 84 ans Akira Makino, a reconnu avoir procédé entre décembre 1944 et février 1945 à des amputations et des vivisections sur des prisonniers philippins et notamment des enfants alors qu'il était en poste à Mindanao : « Je n'ai pu refuser d'obéir aux ordres et j'ai fait quelque chose de cruel. [...] J'aurais été exécuté si j'avais refusé d'obéir aux ordres. C'était la règle à l'époque. Nous ne devons pas refaire ces horreurs. J'ai la responsabilité de révéler la vérité sur la guerre ». Selon Makino, les vivisections pouvaient durer entre dix minutes et trois heures. Les membres étaient d'abord coupés, puis les organes étaient retirés un à un. Les opérations étaient menées tous les trois jours et ont cessé lors du débarquement des soldats américains.

    La même année, une ancienne infirmière, Toyo Ishii, déclare avoir participé à l'inhumation de cadavres à proximité de l'ancienne école médicale près du parc Toyama à Tokyo, avant l'arrivée de l'armée américaine suite à la capitulation du Japon en août 1945. Le Ministère japonais de la Santé décide alors de lancer de nouvelles fouilles, qui débutent en février 2011 après le relogement des résidents et la démolition des bâtiments situés sur ce terrain de 3 000 m².

    En 2007, Ken Yuasa, médecin ayant pratiqué de 1942 à 1945 des vivisections dans un hôpital militaire du Shanxi, affirmait qu'au moins 1 000 Japonais, incluant des médecins, ont participé à des vivisections en Chine : « J'avais peur lors de ma première vivisection ; mais la deuxième fois, c'était beaucoup plus facile. À la troisième reprise, j'étais prêt à la faire de bon cœur ».

     

    Selon certaines sources, plus de 10 000 hommes, femmes et enfants seraient morts dans les laboratoires. Selon les travaux publiés en 2002 par le Symposium International sur les Crimes de la Guerre Bactériologique, le nombre de personnes décédées en Chine suite aux expérimentations et à l'usage des armes bactériologiques par l'Armée impériale japonaise s'élève à plus de 580 000

     Une personne qui se rend perd son honneur et a ce moment la elle ne vaut pas plus qu´un bout de bois et on peut on faire ce que l´on veut armée japonaise....

     

     lien pour reportage en francais : attention image shock

     

    http://www.mystere-tv.com/les-mysteres-de-l-unite-731-v1609.html


    reportage en anglais : look out  horrible things

     


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